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Tout comprendre au COP d’une PAC air-eau
Qu’est-ce que le COP d’une pompe à chaleur air-eau ?
De plus en plus de ménages choisissent d’installer une pompe à chaleur dans leur habitation pour se chauffer ou pour chauffer l’eau sanitaire. Les économies d’énergie sont considérables avec un tel système.
Lorsque vous choisissez un modèle de PAC, parmi tous les indicateurs et caractéristiques, l’un des points les plus importants à surveiller est le COP. Le COP correspond en effet au coefficient de performance.
Il s’agit du rapport entre l’énergie thermique restituée par la PAC et l’énergie électrique consommée.
En clair, plus le chiffre du COP est élevé, plus la pompe à chaleur est efficace. La plupart des PAC proposées sur le marché proposent une COP comprise entre 3 et 7. Pour les pompes à chaleur air-eau, le COP se situe entre 3 et 4,5 en moyenne. Ce chiffre est supérieur pour les modèles eau-eau ou sol-eau.
Pour illustrer, prenons un exemple avec une pompe à chaleur dotée d’un COP de 4. Cela signifie que pour 1 kWh d’énergie consommée, la PAC produit 4 kWh d’énergie thermique.
Lorsque vous consultez un modèle de PAC air-eau, les fabricants proposent également en général ces deux indicateurs :
- Le Coefficient de performance calorifique (COP) +7°C /+35 °C. L’indicateur signifie ici que le COP est calculé à partir d’une température extérieure de 7 °C et plus, et que la production d’eau chaude est à 35 °C. Il s’agit d’un environnement optimal dans laquelle le rendement de la PAC est le plus efficace.
- Le Coefficient de performance calorifique (COP) -7°C /+55 °C. Le 2e indicateur présente la performance de la PAC, cette fois lorsque la température extérieure et de -7° et que l’eau chaude doit être produite à 55° C. Mécaniquement, ces conditions font que la COP est moins élevé. Car lorsqu’il fait très froid ou très chaud, la PAC doit consommer plus d’énergie pour fournir du chauffage ou de la climatisation.
Quelle différence entre COP et SCOP ?
Le SCOP est un indicateur complémentaire qui va vous aider au moment de choisir votre PAC. Le SCOP (Seasonal Coefficient of Performance) est en effet le Coefficient de performance saisonnier de la PAC, il correspond à la moyenne annuelle du COP. Le SCOP est ainsi mesuré à – 7° C, + 2° C, + 7° C, et + 12° C.
Vous le savez certainement, la performance d’une pompe à chaleur évolue dans le temps. Une PAC air-eau produit de la chaleur en la puisant dans l’air avant de la restituer via un transfert d’énergie dans le logement. La performance évolue donc selon la saison, en dessous de 7° C, le rendement d’une PAC air-eau est vraiment affectée. Si pour les PAC géothermiques, le SCOP n’évolue pas trop par rapport au COP, cela est différent pour les PAC air-air et air-eau.
Il faut regarder attentivement cet indicateur pour savoir comment votre PAC air-eau se comporte en toute saison. Gardez en mémoire que plus le chiffre de la SCOP sera élevé, moins vous allez consommer d’énergie électrique au cours de l’année.
Pourquoi le COP est aussi important ?
Loin d’être marginal, le coefficient de performance calorifique est le point central dans votre recherche de la PAC idéale, et cela, pour au moins deux raisons fondamentales.
- Des économies d’énergie à la clé. La COP en mesurant la performance de la PAC détermine de ce fait la consommation énergétique. Une COP élevée vous garantit des factures d’énergie plus basse. Sur le long terme, vous allez réaliser des milliers d’euros d’économies grâce à une PAC aux performances élevées. Voilà pourquoi vous avez tout intérêt à vous attarder sur le choix du modèle et de comparer le COP et les autres indicateurs (classe énergétique, SCOP, ETAS, etc.).
- Des aides à la rénovation corrélées au COP. Le COP d’une pompe à chaleur doit être scruté avec attention parce que tous les modèles ne sont pas éligibles aux aides à la rénovation. Les PAC air-air ne peuvent ainsi pas bénéficier de MaPrimeRénov’ ou de l’éco-PTZ. Pour obtenir les aides des CEE, les pompes à chaleur air-eau doivent avoir un COP supérieur à 2,5¹. L’ETAS un autre indicateur de performance basé sur le SCOP doit être à 126 % pour les PAC air-eau celles fonctionnant à basse température et supérieur à 111 % si elles fonctionnent à haute et moyenne température.
Quels sont facteurs qui influent sur le COP ?
La première des choses qui influe sur le COP est la température extérieure. C’est somme tout logique puisque la pompe puise les calories dans l’air extérieur pour chauffer l’eau. Si la température de l’air extérieure est froide (en dessous de 7 °C), la PAC doit fournir plus d’effort pour chauffer le logement, ce qui augmente la consommation d’électricité.
La température d’eau chaude et de chauffage souhaité
Cette donnée a un impact important sur la COP. Plus la température de l’air ou de l’eau demandée est élevée, moins le COP est bon. En optant pour un chauffage basse température (35-40° C), vous allez avoir une COP optimale. Ce qui n’est pas le cas si vous utilisez des radiateurs haute température, dans ce cas, la PAC va consommer plus d’énergie électrique et diminuer votre COP.
La qualité de l’isolation
Cette dernière joue sur le COP, puisque si le logement est mal isolé, la PAC doit fonctionner plus fort et plus longtemps. La performance énergétique est donc moins bonne que dans une maison bien isolée, et la consommation d’électricité supérieure.
Un dimensionnement inadéquat
Le COP ne fait pas tout pour une PAC, il faut par ailleurs que ce type d’installation soit correctement dimensionné. Une PAC sous-dimensionnée va devoir fonctionner en continu pour vous chauffer l’hiver et vous risquez de perdre en confort de vie. Une PAC surdimensionnée (c’est-à-dire avec beaucoup de puissance) peut sembler intéressant sur le papier. En réalité, l’excès de puissance pénalise la PAC qui s’enclenche et s’éteint plus fréquemment que la normale, causant une usure accélérée du matériel. Il y a une surconsommation de la PAC et baisse le niveau de la COP.
La maintenance et l’entretien de la PAC
Une PAC performante avec un bon COP dans la durée, c’est avant tout une PAC bien entretenue. Les économies d’énergie réalisées grâce à une pompe air-eau s’apprécient sur la durée, vous avez donc tout intérêt à prendre soin de l’équipement. En effet, une pompe à chaleur peut s’encrasser, le thermostat peut être mal réglé (ou se dérégler à la longue), le débit d’eau peut diminuer, etc. Autant d’éléments sur lesquels il faut veiller à intervalles réguliers.
Comment choisir sa pompe à chaleur air-eau en fonction de son COP ?
Voici quelques éléments qui permettent de se guider dans l’achat de sa pompe à chaleur air-eau. Le point à garder en tête est de ne pas se fier uniquement au COP.
Il est essentiel de regarder les autres indicateurs et en premier lieu le SCOP. Ce dernier fournit des données plus précises puisque les températures saisonnières sont prises en compte. Le SCOP est ainsi plus claire et plus près des performances réelles de la pompe à chaleur dans l’année. Notamment si vous vivez dans une zone climatique plus froide.
Prenons deux pompes à chaleur ayant un COP de 4,5, mais leur SCOP peut être respectivement de 3,5 et 2,7. Dans ce cas, il faut veiller à se tourner vers la pompe avec le meilleur SCOP.
Comparer les étiquettes énergétiques est tout aussi indispensable. Vous trouverez cet élément sur la fiche technique de l’appareil avec une classification allant de A+++ à D. Vous avez la performance pour une eau chaude à 35 ° ou à 55° ce qui peut faire varier l’étiquette énergétique, soyez attentif.
Dans l’idéal, il vaut mieux sélectionner une PAC à basse température, c’est-à-dire qui chauffe l’eau ou l’intérieur à 35-40 °C. Il faut pour cela être équipé de radiateurs basse température ou avoir un plancher chauffant. Une PAC basse température ou moyenne température fonctionne mieux, ce qui rallonge son espérance de vie et maintient une COP élevée. Les PAC couplée à des radiateurs haute température (55-60°) ont quant à elle une COP plus élevée, parce qu’elles consomment davantage pour atteindre de tels niveaux de chauffage.
Faire appel à un installateur agréé RGE (reconnu garant de l’environnement). Un professionnel RGE permet de bien dimensionner son installation et d’être sûr que cette dernière soit correctement en place avec tous les réglages indispensables. Une mauvaise installation va affecter le rendement de la PAC. Le recours au professionnel RGE est aussi indispensable pour recevoir les aides MaPrimeRénov’ et les CEE.
Une pompe à chaleur, aussi efficace soit elle, ne pourra pas combler les défauts d’un logement dans lequel l’isolation est médiocre. La COP du matériel ne correspondra pas ainsi à la réalité du logement puisqu’il faudra surconsommer pour se chauffer. Avant d’installer une pompe à chaleur air-eau, il faut donc veiller à faire un DPE ou un audit énergétique, et voir si le logement a besoin de rénovation plus globale (isolation des murs, des combles, etc.).
La pompe à chaleur air-eau demeure un équipement au rendement élevé pour chauffer son intérieur ou son eau. La PAC produit plus de chaleur qu’elle ne consomme d’énergie. Alors pour maximiser le rendement et les économies d’énergie, il est nécessaire d’être attentif au COP, et de choisir le matériel présentant les meilleures caractéristiques par rapport à votre logement. Et même si le coût de l’installation peut s’avérer important, vous disposez d’aides financières. Les conseillers Homélior sont présents à vos côtés à toutes les étapes de votre projet d’installation de PAC, n’hésitez pas à les solliciter pour démarrez votre rénovation.